Une Russe à New York: Stéréotypes. Part 1

Une Russe à New York: Stéréotypes. Part 1

L’heure est aux aveux: mes stéréotypes **sur les Etats-Unis **étaient le patriotisme sans bornes, la bouffe grasse et sucrée en grosses quantités et l’obésité qui en découle, la passion (ou plutôt l’absence de complexes) pour l’argent et le talent d’entreprendre, et, bien sûr, le fameux “tout est moins cher aux Etats-Unis”! Et quelques stéréotypes spécifiquement new-yorkais: il y a des gratte-ciel partout, il y a des Sarah Jessica Parker partout, la ville ne s’arrête jamais, on peut trouver un hot-dog cacher à n’importe quel coin de la rue et à n’importe quelle heure, les gens boivent des cafés en marchant, New York est LA capitale de cheesecakes, et enfin, le stéréotype le plus “hénaurme”, “New York, tu vas adorer”, me disaient tous mes amis. Et bien, qu’en est-il en vrai?

Patriotisme: Vrai… A l’aéroport, on est accueilli par les “Customs officers”: chaque guichet de contrôle est décoré d’un petit poster disant “On est les meilleurs de la nation, on représente les Etats-Unis, oh la la, qu’est-ce qu’on en est fiers, et on va être loyal, traiter tout le monde avec dignité, et tout ça parce qu’on est le meilleur”. Au cinéma, parmi les bandes-annonces, on aperçoit un clip où une star rock appelle les jeunes à devenir ces “meilleurs de la nation” en s’inscrivant à l’armée (c’est la pénurie en ce moment). Le film, Charlie Wilson’s war (critique à venir), vante la politique étrangère américaine et le secours qu’elle porte aux opprimés (ponctués par des clins d’oeil très “guerre froide” du style “Let’s kill some Russians!”). Le drapeau américain est partout (wagons de métro, bus, dans la rue, à côté des logos de marques, au MOMA en forme d’oeuvre d’art…) Mais… Les américains (et surtout les New-Yorkais) savent rire d’eux-mêmes… Chez les marchands de Union Square, on trouve toutes sortes d’inscriptions sur les t-shirts de touriste: “I hated Bush before it was cool” (“Je détestais Bush avant que ça ne devienne à la mode), ou encore “I never thought I’d miss Nixon” (“Je n’aurais jamais pensé que Nixon me manquerait”)… Il est vrai que ce dénigrement est surtout de l’anti-bushisme presque exclusivement réservé à New York, mais ça constitue une dissonance agréable dans le paysage composé de stars and stripes.

American patriotVoià, comme je disais déjà, c’est ma première fois à New York (et aux Etats-Unis, tant qu’on y est), alors les impressions sont légion! Comme tout le monde, probablement, j’essayais de trouver des preuves confirmant l’exactitude des stéréotypes existants. Mais oui, on fait ça dans tous les pays où on va, les chinois crachent par terre, les italiens parlent fort et boivent des ristretto, les russes se soulent à la vodka et se promènent bras dessus bras dessous avec les loups et les ours qui pullulent dans les rues…

La nourriture et l’obésité: Vrai… Déjà le voyage en avion (Continental) donne un preview intéressant: j’ai commandé le menu “low calories” (histoire de ne pas bouffer de conneries vu ce que j’allais déjà manger à coup sûr pendant le séjour, et surtout d’être servie la première). Pour le goûter (ou deuxième déjeuner dû au décalage horaire) j’ai eu droit à un sandwich au jambon de poulet, des chips, et du chocolat (la différence avec ceux qui n’avaient pas le menu light était l’absence de fromage dans mon sandwich. Merci les gars!) De façon générale, le problème principal est que tout est trop bon (parce que gras et sucré et/ou comporte du pain) - les bagels avec du cream-cheese, les steak houses, les pretzels, les poissons fumés et autres delicatessen… Et les portions sont énormes, surtout pour les boissons. Mais, contrairement à la France, il est très bien vu de prendre un doggy-bag au restaurant (donc pas besoin de vous empiffrer comme un malade parce que c’est trop bon et que vous ne pouvez pas l’emporter), tandis que les fruits (pelés et coupés en morceaux, présentés dans des petites coupes à emporter) sont vendus partout, il y en a autant que de cochonneries. Il y a partout des juice bars, ou des organic soup bars, ou de vegetarian salad bars où il est très facile de bien manger (ce qui n’est pas le cas à Paris où, dans le meilleur des cas, on vous vendra, dans une boulangerie, une banane à 1 euros, et vous serez le seul con à l’acheter!) Après, tout est question de volonté! Mais c’est vrai que pour ceux qui l’ont faible, ce n’est pas évident :-)

A suivre…

Questions fréquentes

De quoi parle cet article sur Une Russe à New York: Stéréotypes. Part 1 ?

Cet article aborde une russe à new york: stéréotypes. part 1 du point de vue d'une Russe vivant à Paris. Voià, comme je disais déjà, c'est ma première fois à New York (et aux Etats-Unis, tant qu'on y est), alors les impressions sont légion! Comme tout le monde, probablement, j'essayais de trouver des preuves confirmant l'exactitude des stéréotypes existants.

Qui est l'auteure du blog Une Russe à Paris ?

Une Russe à Paris est le blog personnel d'une femme russe installée à Paris. Elle partage ses observations sur la vie culturelle parisienne et les différences entre la France et la Russie, avec un ton intime et souvent humoristique.

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