Vous me direz, il n’y a pas beaucoup de questions sur ce blog… Je veux dire, on ne me demande jamais rien! En revanche, en regardant les stats des visites, je me suis aperçue que plein de gens débarquent sur mon site en tapant sur les moteurs de recherche des choses parfois curieuses auxquelles il n’y a pas de réponse ici! Je les considère comme des questions, et j’en reprends quelques unes ici. Je me dis que si des plusieurs personnes font la même recherche, c’est que ça peut vous intéresser! Une opération à renouveler?
1) Où trouver des pirojkis à Paris?
Finkelsztajn (27, rue des Rosiers) - là-bas, les pirojkis au boeuf sont peut-être les plus russes (jamais vu de pirojkis aux épinards en Russie! On bouffe pas les épinards, nous! na!) ; il y a également quelques traiteurs russes qui en font (mais honnêtement, je m’en méfie, souvent ce n’est pas frais! Mieux vaut passer une commande!). Vous pouvez aussi vérifier les épiceries russes (par exemple, rue Lecourbe, l’épicerie Prestige).
Sincèrement, je n’aurais jamais l’idée d’acheter des pirojkis (sauf peut-être chez Finkelsztajn), car c’est très facile à faire! Et 1,20€ pour un minuscule pirojok aux choux, c’est ridicule! En gros, vous prenez de la pâte feuilletée toute faite, découpez des ronds avec une tasse, puis y mettez des choux hachés et cuits, peut-être un peu d’oeuf cuit, si vous aimez. C’est tout! Vous aurez compris, ils se font une marge d’à peu près 95% sur chaque pirojok… :-D
Je ne saurai que vous conseiller la boulangerie
Update 06.02.2008: encore une épicerie russe, le Gastronom (ils ont une dizaine de magasins à Paris) - j’ai eu récemment l’occasion d’assister à un dîner entièrement made in Gastronom, et c’était très très bon, surtout les champignons marinés!
Les épiceries et boulangeries russes de Paris, deux décennies plus tard
Vingt ans après la publication de cet article, il est légitime de se demander ce qu’il reste de ces adresses — pour un panorama actualisé, voir notre guide des épiceries, cafés et traiteurs russes de Paris. Une vérification récente montre que Finkelsztajn, la boulangerie et épicerie juive de la « boutique jaune » rue des Rosiers, existe toujours — même si l’établissement a connu une fermeture temporaire après un incendie en août 2026, avec une réouverture envisagée sans date précise annoncée au moment de la rédaction. Pour les autres adresses citées à l’époque — l’épicerie Gastronom et l’épicerie Prestige de la rue Lecourbe — aucune source fiable ne permet de confirmer avec certitude leur statut actuel : plutôt que d’affirmer à tort qu’elles existent toujours ou qu’elles ont fermé, mieux vaut recommander de vérifier directement avant de s’y déplacer.
À retenir. Le paysage des épiceries russes de Paris évolue au fil des décennies, comme celui de tout commerce de proximité. Cet article reste un témoignage sur une époque précise (2008) plutôt qu'un guide pratique à jour — vérifiez toujours l'existence actuelle d'une adresse avant de vous déplacer.
Ce qui n’a en revanche pas changé, c’est la place centrale qu’occupent ces commerces dans la vie quotidienne de la communauté russe de Paris : les épiceries spécialisées restent, bien plus que les restaurants, le lieu où se maintient un rapport concret et quotidien à la cuisine d’origine — pas seulement pour les grandes occasions, mais pour les courses de tous les jours.
Pourquoi les pirojkis restent un marqueur identitaire fort
Le débat, déjà présent dans cet article, entre acheter des pirojkis en boutique ou les préparer soi-même illustre une tension récurrente dans les diasporas culinaires : la nostalgie du goût authentique se heurte souvent à la déception face à des versions commerciales standardisées, produites en volume pour un public plus large que la seule communauté d’origine. Cette tension n’est pas propre à la cuisine russe — on la retrouve dans toutes les diasporas confrontées à la question de savoir jusqu’où un plat traditionnel peut être adapté sans perdre son identité, notamment lorsqu’il doit répondre aux exigences de fraîcheur et de rentabilité d’un commerce de détail parisien.
Les épiceries russes, cartographie d’une communauté dispersée
Contrairement aux communautés russes de certaines grandes villes (Londres, Berlin, New York), qui ont pu se concentrer géographiquement dans des quartiers identifiables, la communauté russe de Paris reste historiquement plus dispersée sur l’ensemble de la ville — une caractéristique héritée en partie de la première vague d’émigration blanche des années 1920, qui s’est installée de façon relativement diffuse plutôt que dans un quartier unique comme les Chinatowns ou les Petites Italies d’autres métropoles. Les épiceries spécialisées, réparties dans plusieurs arrondissements plutôt que concentrées, reflètent cette géographie particulière : elles fonctionnent moins comme le cœur d’un quartier ethnique que comme des points de repère ponctuels, connus par le bouche-à-oreille au sein de la communauté plutôt que par une visibilité de rue.
Cette dispersion géographique explique en partie pourquoi ce type d’article — une simple liste d’adresses partagée par une blogueuse — a longtemps joué un rôle d’annuaire informel pour la communauté russophone de Paris, avant l’apparition des groupes et forums en ligne dédiés qui ont progressivement pris le relais de cette fonction de recommandation collective. Pour une cartographie plus complète des quartiers où se concentrent aujourd’hui ces commerces, voir notre guide des quartiers russes de Paris.
De l’annuaire informel au réseau social spécialisé
Ce glissement, du billet de blog partagé de bouche à oreille vers des plateformes plus structurées, illustre une évolution générale de la manière dont les diasporas organisent la circulation de l’information pratique. Dans les années 2000, un article comme celui-ci — une réponse improvisée à des questions posées par les statistiques de recherche du blog plutôt qu’à de vraies questions de lecteurs — représentait une des rares sources centralisées d’information pratique en français sur les commerces russes de Paris. Aujourd’hui, cette fonction est largement assurée par des groupes Facebook, des cartes collaboratives et des applications de recommandation locale, mais le besoin fondamental qu’elle comblait — se repérer dans une offre commerciale dispersée et peu documentée — reste identique deux décennies plus tard. Ce qui a en revanche disparu, c’est le ton personnel et légèrement facétieux de ce type d’article, où la recommandation pratique se mêlait à l’anecdote et à l’humour — une tonalité que les formats plus standardisés des réseaux sociaux actuels ont largement gommée au profit de l’efficacité pure de l’information. Cette perte n’est pas anodine : c’est précisément cette voix personnelle, avec ses partis pris assumés (la méfiance envers les traiteurs, l’ironie sur la marge des boutiques), qui donnait à ces recommandations une crédibilité que les avis anonymes agrégés des plateformes actuelles peinent souvent à reproduire. Un billet de blog signé, écrit par une personne identifiable et engagée dans sa propre communauté, reste d’une certaine manière plus fiable qu’une moyenne de notes anonymes — un paradoxe que l’évolution du web communautaire n’a pas totalement résolu, deux décennies plus tard. Pour un exemple contemporain de ce type de témoignage personnel, voir le guide culturel sur la vie parisienne russe, qui perpétue cette même tradition de recommandation vécue.
À retenir. Pour trouver de bons pirojkis à Paris, l'auteure recommande la boulangerie Finkelsztajn rue des Rosiers pour les pirojkis au boeuf — mais rappelle qu'ils sont si simples à faire soi-même que la marge appliquée en boutique frôle les 95%.
2) Traduction Paris Yaël Naim
ici, et la traduction en français ici. C’est le mieux que j’ai pu trouver pour l’instant… Ecoutez la chanson ici.
**3) Les adresses des businessmen russes à Paris **
Cette chanson est vraiment adorable, mais Yael Naim (voir mon post sur elle) la chante en hébreu! On ne trouve les paroles nulle part… Après pas mal de recherches, le texte original de la chanson se trouve
Je vous jure, c’est une vraie recherche! Là, malheureusement, je ne vous aiderai pas! :-) Mais c’est vrai qu’il y a de plus en plus de businessmen (mafieux ou non, c’est selon votre définition de la mafia!) russes qui s’installent ou, du moins, achètenet des apparts à Paris! On en aperçoit beaucoup dans le quartier de la Madeleine, par exemple!
**4) Russe nue ** Là, ça me fait un plaisir immense, car les gens qui tapent ça aterrissent sur la critique du film “Nue propriété” qui, selon moi, est tout sauf excitant. Tant pis pour eux! Sinon, il y a aussi ceux qui tapent “prostituées russes paris 16e”. Humm. Génial.
Comment trouver des amis sur Facebook?
5) Une série de questions sur Facebook (suite à ce post)
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Trois possibilités: la plus simple, c’est le Friend Finder (menu du haut - Friends —> Find Friends), où il faut il faut insérer son mail et le mot de passe du mail, et Facebook va chercher dans vos contacts tous les gens qui sont déjà sur Facebook. Il y a pas mal de gens qui sont réticents à taper le mot de passe de leur mail sur Facebook, mais finalement, c’est tellement efficace (et il y a tellement de sites sociaux qui proposent ce mode de recherche), qu’on finit par le faire!
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vous vous souvenez du nom d’un copain et le tapez dans la barre recherche de Facebook
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vous regardez les listes d’amis de vos amis, et vous allez certainement tomber sur quelqu’un que vous connaissez.
S’inscrire sur facebook en français
D’après ce que je sais, ils sont en train de bosser sur la traduction du site en plusieurs langues, vous n’avez qu’à attendre! Moi ça me rend triste, c’est la fin du Facebook un peu international (je sais, je suis en train de snober les gens qui n’ont jamais vécu à l’étranger et ne parlent aucune langue étrangère… mais j’assume mes défauts!)
Changer date de naissance Facebook
Ah, y en a qui trichent! Il n’est pas possible de changer l’année de naissance, mais vous pouvez corriger le jour ou le mois en allant dans Profile —> Edit. Vous pouvez aussi choisir de ne pas la montrer sur votre profil! En revanche, vous pouvez changer votre nom en allant dans “Account” (en haut à droite)!
Je vous rassure que je ne sais pas qui tape ses mots-clés! Ce ne sont que des stats absolument impersonnelles :-) Mais j’avoue qu’après avoir vu comment marchent les sites comme Google Analytics ou Performance metrics, je me pose des questions… J’imagine qu’on est traqués partout où l’on va sur Internet et ce n’est guère réjouissant!